Ce que sont les réseaux sociaux, vous l’aurez entendu maintes fois. Pourtant, le cours sur le rapport homme-machine par M. Viallon m’a fait regarder ces compagnons de tous les jours sous une perspective nouvelle.

Un réseau social, finalement, c’est une machine, avec son serveur physique, qui unit les caractéristiques que normalement les machines n’ont que séparément : augmenter le pouvoir (communicatif, dans ce cas) de l’homme et copier l’être humain, avec ses algorithmes qui sélectionnent les contenus à afficher. Comme toute machine, les réseaux sociaux ont leur propre interface, qui permet la communication entre l’usager et le serveur, mais ils sont eux-mêmes une interface parmi des parties tierces, tels que deux ou plus utilisateurs, une entreprise, un site…

Multifacette comme un diamant

C’est avec ce regard nouveau que je me suis plongée dans le monde des réseaux sociaux d’ARTE, la chaîne publique culturelle fanco-allemande. Je souligne que, n’ayant obtenu les informations que j’avais demandées à la responsable des réseaux sociaux d’ARTE, tout ce qui suit n’est qu’une déduction personnelle.

En fait, la multiplicité des contenus offerts par la chaîne se reflet en une multiplicité d’interfaces : internes, tels que les sites de la chaîne déclinés par thématique (en bas à gauche dans l’accueil) et externes, tels que, justement, les réseaux sociaux où Arte a une présence : Facebook, Twitter et YouTube principalement et Google+, Instagram, Tumblr, Linkedin et et Dailymotion (pas de Vimeo) de façon plus occasionnelle, selon l’affinité – à mon avis – des émissions et des community managers.

Facebook

Je me suis amusée à analyser surtout Facebook et Twitter, où la pluralité des comptes reflète la pluralité des thématiques, des émissions et des langues. Sur Facebook, il y a un compte pour chaque thématique (ARTE, ARTE Info, Arte Future, Arte Creative, Arte Concert, Arte Cinema) et pour pas mal d’émission (Vox Pop, Court-circuit, Xenius, Séries,  Arte Reportage, Arte Journal, Square, Futurmag, la liste n’étant pas exhaustive).  

Les posts incluent presque toujours du matériel multimédia, surtout des photos et des vidéos. Le ton est toujours formel, sans icônes et symboles, mais des indices permettent de détecter le travail de plusieurs community managers, surtout la différence d’utilisation des mentions, des hashtags et des liens raccourcis (sur Bit.ly ou, moins souvent, sur Tiny.url). C’est surtout Arte Future, dédiée à la science, qui se distingue pour savoir exploiter le potentiel des ces technicismes, alors que Futurmag se caractérise pour l’utilisation des infographies (de quel niveau, c’est une autre question…).

Ce qui est surtout intéressant sur Facebook, c’est la politique linguistique, avec les posts en français et en allemand qui s’affichent selon la langue de réglages de l’utilisateur (les deux en cas de langue tierce).

Twitter et Hootsuite

Sur Twitter, par contre, où cette possibilité n’existe pas, les comptes qui ont beaucoup d’abonnés sont séparés par langue (@ARTEfr et @ARTEde, @ARTEConcertFR et @ARTEConcertDE, @FUTUREMAGfr et @FUTUREMAGde), alors que les comptes moins fréquentés restent uniques, avec des publications dans les deux langues (@ARTECreative, @ARTEFuture, @ARTEJournal, @ARTEReportage, @arteKARAMBOLAGE, @ARTEreporter etc.). Les posts sont aussi multimédias, les hashtags sont en trois langues, le ton est informel et les retweets sont internes et externes au réseau ARTE : l’ensemble est, en général, beaucoup plus homogène, ce qui fait moins remarquer les différences parmi les community managers.

Sur Twitter, les URL raccourcis se font toujours sur Ow.ly, ce qui révèle l’utilisation d’Hootsuite, le logiciel pour la gestion simultanée de plusieurs réseaux sociaux, qui, on va dire, joue le rôle d’interface des interfaces. En effet, ARTE a été portée comme cas d’études par Hootsuite, grâce à la collaboration multilingue parmi plusieurs équipes en France et en Allemagne dans le cadre de Jerusalem24, une campagne composée par une plate-forme web interactive, un documentaire de 24 heures sur la vie quotidienne à Jerusalem, un deuxième écran synchronisé pour l’engagement de l’audience et une campagne international sur les réseaux sociaux.

Le rêve 

Bref, de quoi rêver si les réseaux sociaux sont votre passion. Dans ce cas-là, sachez qu’ARTE publie très souvent des offres de stage pour community managers et en ce moment même le poste de responsable est ouvert (eh oui, la fille qui ne répond pas va bientôt partir !).

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