Aujourd’hui, nos données personnelles sont traquées par ce qu’on appelle, les traqueurs de données. Utilisées par les entreprises, leur utilisation n’est pas garantie et peut avoir des implications positives et négatives.

Pensez-vous que vos données comme votre rythme cardiaque ou les pas que vous effectuez sont des données peu importantes ? Et bien, ne vous méprenez pas, tout sur vous intéressent les entreprises. En effet, les entreprises ont commencé à récolter ces données  qui peuvent impliquer des conséquences positives comme négatives

Des données interprétées dangereusement

Des études suédoises de 2015, ont réussi à prouver le lien entre un rythme cardiaque faible et un comportement assimilé à des tendances naturelles à la violence. Si cette constatation s’avère être confirmée, cela permettrait, par exemple, de profiler et condamner certains individus. De plus, nous avons dans nos croyances, tendance à associer un individus qui a un rythme cardiaque élevé, à quelqu’un qui ment. Nous rattachons nos interprétations sociales à ces  données récoltées. Ces associations peuvent avoir des implications sur les applications permettant de partager ces données de santé avec ses amis ou employeurs.

Plusieurs études ont permis de prouver ces associations sociales interprétatives et les données personnelles liées à la santé. La première consistait à un jeu de confiance. Lorsque quelqu’un avait un rythme cardiaque plus élevé, les participants avaient tendance à moins coopérer avec cette personne et la jugeait ayant une humeur plus négative. Une autre étude consistait à imaginer un scénario dans lequel, une personne en retard, envoyait avec son message de retard, son rythme cardiaque. Si la personne avait rythme cardiaque faible, les participants jugeaient qu’elle devait avoir un rythme élevé pour montrer l’importance du retard.Ces études montrent le danger d’associer des données personnelles de santé à nos interprétations sociales. En effet, les données peuvent être mal interprétées. Il existe d’ailleurs une application appelée Cardiogram ou Cardiograph en français, qui pose la question de ce que l’on peut apprendre sur nous  par rapport à nos données de santé.

Des données utilisées par les entreprises

L’utilisation de ces données par les traqueurs d’activité des entreprises inquiète. Ce sont des  données imparfaites. Par exemple, l’entreprise, Aetna, a voulu mesurer les heures de sommeil de ses salariés et s’assurer qu’ils dorment assez en les rémunérant. Ainsi,ils utilisaient les données entrées dans le système Aetna. Cependant, plusieurs problèmes subsistaient:

  • Les salariés entraient eux-même les données dans le système, ce qui pouvait les amener à tricher
  • Même s’ils étaient appuyés par des traqueurs d’activité, rien ne garantissait l’utilisation de ces données par l’entreprise
hipaa
Logo de l’HIPAA

Les données personnelles liées au programme bien-être ne peuvent pas être communiquées à l’employeur ou à des tierces personnes légalement. Si ce programme fait parti d’un contrat d’assurance de l’entreprise, alors ces données sont protégées par l’HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act). Si par contre il fait parti d’un contrat avec un fournisseur extérieur aux assurances, alors ils peuvent tout faire, car ces données ne sont protégées que par les politiques de confidentialité de ces fournisseurs.

Même si les entreprises assurent qu’elles font tout pour protéger les données personnelles, ce n’est pas toujours le cas. Mais lorsque les données récoltées passent d’un appareil à l’autre, la sécurité n’est pas toujours assurée.Les entreprises peuvent refuser de participer à ces programmes, comme l’a fait Aetna, mais ils doivent alors payer plus chère l’assurance. De plus, ils peuvent aussi récolter ces données ailleurs. Par exemple, des chercheurs du MIT peuvent détecter la fréquence cardiaque par la réverbération d’un signal wifi sur son corps à 99%.

Des utilisations positives à noter

Selon certaines études, ces données peuvent aider à vérifier l’identité d’une personne mais aussi à prévenir d’une démence future. Ainsi, elles  permettraient de prévenir certains comportements ou problèmes de santé. C’est le futur qui nous permettra de mieux utiliser ces technologies et de, pourquoi pas, comparer ces données avec la population mondiale. Néanmoins, ce sont les données que nous créons aujourd’hui,  qui nous permettons de mieux utiliser ces technologies à l’avenir.

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