Google, premier moteur de recherche au monde, ne cesse de développer des services, toujours plus utiles et plus avantageux. Mais savez-vous quels intérêt pour Google se cachent, derrière ces services ? 

Avez-vous déjà lu les conditions d’utilisation de Google, la première fois que vous utilisez ses services ? Ou alors celles de Facebook ? Et si vous l’avez déjà fait, les avez-vous comprises ? Avez vous lu jusqu’au bout ? Pourquoi se poser ces questions. Personne ne les lit et rien n’arrive jamais. Certes rien de très visible. Laissez-moi-vous donner un aperçu de quelques unes de ces CGU.

« Lorsque vous importez, soumettez, stockez, envoyez ou recevez des contenus à ou à travers de nos Services, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’oeuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage public ou de distribution publique desdits contenus.

Les droits que vous accordez dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de nouveaux Services. Cette autorisation demeure pour toute la durée légale de protection de votre contenu, même si vous cessez d’utiliser nos Services (par exemple, pour une fiche d’entreprise que vous avez ajoutée à Google Maps). »

Google ou le détective privée moderne

Alors oui, Google et d’autres collectent vos informations, les stockent, les analysent et les utilisent notamment pour vous proposer des publicités ciblées. Et cela affecte tout votre quotidien, de vos mails à votre historique de navigation, en passant par les endroits où vous avez été et les documents stockés et partagés la veille sur votre Drive. Grâce à ces publicités ciblées Google, génère 80 milliards de dollars par an. Ce contrat, que vous signez avec Google est de premier abord de toute bonne foi. En effet, Google vous permet de lancer des recherches, d’envoyer des mails, de consulter cartes et vidéos.

Seulement en contrepartie, ce que vous lui cédez, c’est un bout de votre vie personnelle, certes lié à l’utilisation de ses services, mais tout de même. Là où le bât blesse, c’est si l’on avance dans le temps. Deux ans après la création de votre compte Google : vous avez toujours accès à ses services, et parfois même des nouveaux. Mais pendant ce temps-là, la firme a accumulé une base de données gigantesque sur vous, vos habitudes, vos
hobbies, grâce à des heures et des heures de surveillance sans faille. Un biais se crée entre vous et Google.

Vers un Google encore plus intelligent ?

Parlons un peu des recherches sur Google. Mettons que vous recherchez un hôtel en Corse.
Qu’est-ce qui empêche Google de vous rediriger, via les premiers résultats de recherche, vers des hôtels partenaires ? Ou de filtrer les actualités dans Google Actualités, afin de favoriser un parti politique ou un autre ? En vous privant de contrôle sur vos données personnelles, afin d’accéder aux services plus indispensables que les autres de Google, lui, ou toute autre entreprise se basant sur le même modèle, vous privent dans une certaine mesure, d’une partie de votre liberté.

Pourquoi l’information, indexée sous la forme du moteur de recherche de Google, serait aux mains de ses cadres ? Tels les index des bibliothèques, qui ont pour but de vous mettre en relation avec les documents sans aucune intention sous-jacente, l’idée de moteur de recherche moralement correct, en plus d’être écologiquement viable pour certains, est en train d’émerger.

Il est encore temps de penser à un internet libre, moral, qui respecte notre vie privée tout en protégeant l’environnement. Grâce à des projets tels que Lilo, Qwant ou encore Common Search, cela est possible et ne relève plus d’une utopie

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